Week-end au Bois du Cerf 13-15 août 2021

Un campement en effectif restreint.

Préparatifs

Comme pour chacun nos week-ends médiévaux, c’est au local matériel que tout commence. Et c’est à trois que nous avons commencé à préparer le matériel nécessaire, sous les instructions de notre Conservatrice. Il ne nous a pas fallu longtemps avant de réaliser que, bien que nous serions peu nombreux, l’effort logistique restait relativement important. Un renfort de dernière minute bienvenu nous a permis de terminer de charger la remorque et les véhicules, avant de faire route vers notre lieu de campement, situé à une vingtaine de minutes de là.

Sur place, nous avons été rejoins par ceux qui n’avaient pas réussi à nous rejoindre pour le chargement, mais qui étaient absolument nécessaire au montage de notre chapiteau. Le chapiteau, c’est la tente principale, qui ressemble de l’intérieur à un dortoir, une fois que tout le monde s’est installé. Et pour une tente de cette taille, c’est au minimum 5 personnes qui sont nécessaires. Et il se trouve que nous étions justement 5. Je ne vous cacherai pas que si on avait été plus nombreux, ça aurait été plus rapide et moins fatiguant, mais au moins nous avons pu édifier notre lieu de vie principal. Le poste d’approvisionnement en eau a rapidement été mis en place, et pendant que le dernières installations communes et personnelles étaient effectuées, le brasero prenait déjà vie, en prévision de la nuit à venir, et de la première soirée autour du feu du week-end.

L’arrache-cœur et le battement du Cœur

Samedi matin, c’est sur les braises rougeoyantes que nous avons chauffé de l’eau pour préparer le thé et le café, accompagnés par de généreuses tartines. Le premier travail fut de finaliser l’installation de notre tente de cuisine, car bientôt nos rangs ont été grossis par l’arrivée d’autres Gardes, et eux aussi auront faim à midi et le soir venu. Pendant la matinée, nous avons alors reçu un curieux message, qui ne voulait rien dire au premier regard, accompagné d’une carte de la région. Sans perdre un instant, nos meilleurs éléments se sont mis à décrypter le message codé, et — Oh terreur ! — on menace d’attenter à la vie de notre Sénéchal, et ce avant le zénith. De cet assassin, ne nous ne savons rien, hormis son funeste dessein. De ce fait, nous l’appellerons le Régis-Side. Des patrouilles sont formées, et partent à la recherche de ce vaurien. Sur le camp, il ne reste que les personnes absolument nécessaires à la préparation du repas. Mais c’est dans les dernières minutes avant midi que le mécréant se fait repérer, et promptement arrêter par nos Gardes. Le pauvre a tenté une approche sournoise en passant par la rivière, mais il a glissé sur les rochers et c’est trempé jusqu’à l’os que le Régis-Side est appréhendé. L’après-midi et la soirée furent plus détendus, fort heureusement, et nous en avons profité pour échanger, apprendre les uns des autres, et au final apprécier de nous retrouver en tout petit comité.

Le souper servi fut fort goûtu, et remporta l’unanimité. Puis commença la vraie soirée du week-end. Celle qui est au cœur des trois jours, et la nuit apporte avec elle la franche camaraderie, les élans joyeux, les rires, mais aussi certains partages sérieux et parfois très personnels. Autour du feu, le cœur de la Garde du Mont-Gibloux battait fort ce soir là. Et la nuit se prolongeant, la fatigue faisant son œuvre, il reste de moins en moins de silhouettes qui se découpent dans les flammes, jusqu’à ce que seule celle du veilleur ne soit visible. Lorsque tous se sont allongés et trouvent (ou cherchent) le sommeil, le garde-camp lui, veille et alimente le feu. Il sculpte la poignée de son tisonnier, pour passer le temps, puis retourne chercher du bois et remet quelques bûches sur les braises.

Pliage et retour

Et voilà déjà l’aube qui se lève. Les premiers se réveillent et somnolent avant le déjeuner. C’est déjà notre dernier repas du week-end en immersion, alors nous en profitons, et passons encore quelques moments de détente ensemble. Car voilà déjà venu le temps de tout démonter. La toile du chapiteau est mouillée, mais heureusement le pré est déjà au soleil un peu plus haut, et nous l’y étalons pour la sécher. Nous démontons la cuisine, rassemblons l’éclairage de nuit, nettoyons la vaisselle, enroulons les toiles, paquetons nos effets personnels, et voilà à nouveau la remorque à charger. Ça va plus vite cette fois, comme nous sommes plus nombreux. Quand tout est chargé, nous faisons un dernier tour sur la place, et vérifions que nous ne laissons vraiment rien derrière nous, et surtout aucun déchet. Et c’est déjà l’heure du retour, directement dans nos pénates pour certains, mais nous sommes à nouveau quelques uns à d’abord faire un arrêt au local matériel pour tout ranger. Et ce dimanche, la chaleur cuisante ne nous a pas simplifié la tâche, et nous a fait suer une bonne dernière fois. Et vient le temps des dernières embrassades, des accolades franches et chaleureuses, et nous voilà chacun repartis de notre côté, avec un seul souhait en tête : une bonne douche.

Et vivement la prochaine sortie !

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